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Ne pas habiter pleinement son château

  • Photo du rédacteur: Marie Bartoleschi
    Marie Bartoleschi
  • 29 janv.
  • 2 min de lecture

Je crois fondamentalement que, face aux émotions que notre existence nous invite à traverser, deux choix s’offrent à nous. Et ces choix déterminent profondément la manière dont nous habitons notre monde intérieur.


Ces deux stratégies sont diamétralement opposées :


  • Soit nous choisissons d’accueillir nos émotions, de les vivre pleinement et de nous laisser traverser par elles.

  • Soit nous préférons éviter l’inconfort qu’elles génèrent, et chercher à nous en protéger.


L'un parle de lacher prise et l'autre de controle.


Je dit souvent à mes clients que notre monde interieur est comme un grand château. Nous ne mesurons pas à quel point il y a un nombre incalculable de pièces tant nous sommes des êtres complexes.


Lorsque nous adoptons la stratégie qui consiste à nous couper de nos émotions — et à éviter tout ce qui pourrait les réactiver, avec les blessures qui y sont associées — nous finissons par condamner certaines pièces de ce château. Elles se retrouvent encombrées de petites boîtes, contenant toutes ces expériences non vécues, mises de côté, mais toujours actives. Nous remplissons petit à petit certaines pièces éloignées, puis progressivement les plus proches. Quand une pièce est trop encombrée, nous la condamnons.


Il faut alors toujours plus d’énergie, toujours plus de stratégies — et nous sommes très créatifs dans ce domaine — pour maintenir ces portes fermées, pour éviter la pièce de trop, celle qui déclencherait une charge émotionnelle.


Peu à peu, l’espace intérieur se réduit. Nous finissons par n’habiter plus qu’une ou deux pièces de ce magnifique et immense château.


À l’inverse, lorsque nous choisissons de vivre pleinement nos émotions, nous apprenons à visiter de plus en plus de pièces. Il n’y a alors plus vraiment d’interdits. Nous développons une curiosité sincère envers nous-mêmes, une capacité à descendre en nous avec présence.


Ce n’est pas toujours confortable, mais la consolation réside dans ceci : l’espace habitable en nous devient de plus en plus vaste.


La véritable question est donc la suivante : comment souhaitons-nous habiter notre monde intérieur ?

 
 
 

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Marie Bartoleschi

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